La Nutrithérapie

C’est quoi ?

La nutrithérapie est une discipline médicale destinée à :

• Optimiser les fonctions de la personne bien portante (énergie, mémoire, fertilité…)
• Renforcer sa résistance aux agressions (virus, bactéries, pollution, stress…)
• Prolonger sa durée de vie en bonne santé et à prévenir des maladies aiguës et chroniques
• Augmenter les capacités d’une personne malade à guérir ou à compenser les effets de sa pathologie.

Le pharmacien nutrithérapeute se distingue du diététicien et nutritionniste en abordant les plaintes du patient (fatigue, anxiété, dépression, infection à répétition…) et ses maladies d’un point de vue biochimique, afin d’intervenir au niveau le plus fin, le niveau moléculaire.

Chaque personne ayant des gènes, une alimentation et un environnement différents, est amenée à prendre plus de temps pour les identifier et à recourir à des analyses spécialisées si nécessaire.

Le nutrithérapeute peut amener des modifications alimentaires, quelques prises de compléments et la réduction de surcharges si nécessaire. Il a pour priorité de résoudre chaque fois que possible les déficits, les symptômes et les signes dont se plaint le patient par des conseils alimentaires. Il sera amené à utiliser des compléments alimentaires quand l’alimentation seule ne peut pas fournir les quantités suffisantes.

La nutrithérapie est basée sur la compréhension des mécanismes biochimiques dans l’organisme, de la biodisponibilité, de la compatibilité et la synergie d’action des micronutriments. Son objectif premier est l’optimalisation des fonctions des cellules, tissus et organes, avec comme finalité la santé du patient. Loin d’être empirique, la nutrithérapie utilise les connaissances de la physiologie et de la biochimie humaine élémentaire et elle est basée sur des études cliniques dans le monde entier.

Dans la médecine classique, le diagnostic révèle l’existence d’une maladie : il faut donc des symptômes pour conclure . La longue période d’incubation clinique, biochimique et enzymatique d’une maladie n’est pas prise en considération : elle n’est pas prise au sérieux, mais classée d’origine psychique ou sans valeur.

Toutefois, l’absence d’une maladie n’est pas un signe de santé optimum (L. Pauling). L’absence de maladie n’équivaut pas à la santé.

Un déséquilibre nutritionnel peut être à l’origine de nombreuses pathologies.

La dénutrition se définit comme un état de déficit en energie, protéine ou n’emporte quel macro ou micro nutriment par rapport aux besoins de la personne.

La dénutrition peut conduire à un changement mesurable de la composition corporelle ou des fonctions corporelles et peut altérer le pronostic de toutes les maladies.

Elle peut apparaître suite à :

– Un manque d’apport calorique total
– Une carence d’apport ( régime, anorexie psychiatrique, dépression ou trouble de la déglutition)
– Une augmentation des besoins ( hypermétabolisme dans tous les syndromes inflammatoire, hyperthyroïdie, thermogenèse excessive dans le cas d’excès des catécholamines ou les sportifs)
– Une augmentations des pertes ( maladie cœliaque, entéropathie exsudative, vomissements)

Le role du praticien

Mon rôle est de chercher le déficit ou l’excès des micro et macronutriments qui peuvent provoquer des désordres physiologiques en étudiant leurs mécanismes biochimiques et leurs biodisponibilités. En même temps, à côté de la nutrithérapie j’utilise la mycothérapie, l’aromathérapie , la gemmothérapie et la phytothérapie.

Etat de santé ou de régulation

1.Phase initial

L’organisme reste apte à réguler chaque trouble

• c’est une « perte de santé » ressentie comme un mal-être, un dysfonctionnement, un désordre. Une perte d’harmonie mais également un trouble d’adaptation de l’individu.
• des plaintes non associées à des perturbations biologiques (considérées d’origine « psychosomatique ») : C’est nerveux! C’est dans la tête!
• l’organisme est capable de fonctionner « quasi normalement » en puisant dans ses réserves sans manifester ses déséquilibres (symptômes)
• cependant, il y a bien des symptômes, mais ils ne sont pas reconnus tels quels.

2 – Stade aigu :

L’organisme n’arrive pas à compenser suffisamment, il est dans l’incapacité de maintenir l’état de régulation : entraînant des troubles fonctionnels, correspondant à des insuffisances biologiques cellulaires, qui n’atteignent pas l’intégrité des organes et qui s’expriment par des souffrances chez les patients.

Si ces troubles ne sont pas corrigés par la nutrition, des signes pathologiques, témoins de la détérioration de certains organes, peuvent alors apparaître et être mis en évidence par un diagnostic médical conventionnel, et, malheureusement en toute logique, être associés à un traitement allopathique symptomatique n’ayant que peu de rapport avec le trouble cellulaire sous-jacent et pouvant générer des maladies iatrogènes (maladies causées par des traitements médicaux non adaptés).

L’organisme doit faire appel à des systèmes de régulation extraordinaires : réactions inflammatoires, immunitaires… Premiers symptômes cliniques : grippe, rhume, gastrite, rougeurs, chaleur…

Agir contre la maladie, c’est souvent entrer en guerre contre un symptôme, une douleur, une maladie. Pour cela, on va utiliser des médicaments « anti » : antidiabétiques, antibiotiques, antihistaminiques, anti-inflammatoires, anti-douleurs, antipyrétiques…